Voici quelques mots qui vous seront utiles lors de votre séjour.

La langue malgache est assez facile car il n'y a pas de conjugaison, ni d'accord grammatical de genre.

La difficulté principale est la prononciation.

Les voyelles mises entre parenthèses signifient qu’il ne faut pas accentuer la dernière syllabe, il faut la prononcer peu ou pas du tout.


Généralité

 

Mots français

Prononciation

oui

ék(a)

médicament

fanafoud(y)

la mer

ranoumaschi n(a)

aujourd'hui

adjouan(i)

hier

oumal(i)

froid

mangatsik(a)

enfant, bébé

zaza, zaza kéll(i)

pourquoi ?

maninoun(a)

rendez-vous

ftonn(a)

malade

marar(i)

souffrir

mizal(i)

sommeil

tourimash(o)

urgent

maik(a)

lettre

taratash(y)

lumière

zir(ou)

sec

main(a)

neuf

vaouva(ou)

réparer

manambotch(a)

 

 

 

 

médecin

doucou tér(a)

demain

rahampis(ou)

chaud

mafan(a)

gare

gar(a)

dormir

matour(i)

propre

madi(ou)

rentrer

moud(i)

quand ?

ouvin(a)

moustique

mouc(a)

passager

pande(a)

valise

valiz(i)

bagage

untan(a)

nom

anaran(a)

sale

malout(ou)

 

 

La cuisine

Vos repas varieront suivant la région (Hautes Terres ou régions côtières) et le lieu où vous les prendrez.

- Le repas malgache : vous pourrez prendre votre sakafo (repas) typiquement malgache dans les hotely ou chez l'habitant. Il se compose avant tout d'une grosse assiette de riz (le vary).

Le riz vous sera systématiquement servi avec les deux plats nationaux : le romazava, un bouillon parfumé à base de viande et de brèdes, feuilles vertes au goût très particulier, et le ravitoto, un ragoût de viande de porc mijoté avec des feuilles de manioc pilées.

D’autres spécialités malgaches : l'anguille au porc (amalona sy hena kisoa), le porc aux pois du Cap (hena kisoa sy voanjubory), ou le kitoza (viande ou poisson séché et boucané).

- Poissons et crustacés : vous pourrez aussi vous gaver de poissons et crustacés d'eau douce (tilapia, anguille, écrevisse...) et de poissons et fruits de mer, très abondants sur les côtes.

Thon, daurade, capitaine, en sauce ou tout simplement grillés, raviront votre palais. Mais n'omettez surtout pas de goûter aux crevettes, camarons (crevettes de taille olympique !), aux calamars, aux crabes ou aux langoustes, ou encore aux cigales de mer.

Sans oublier non plus les moules, les oursins et... les huîtres.
- Spécialités régionales : les préparations à base de vanille (poulet, canard) ou de lait de coco (fruits de mer et crustacés) sont surtout des spécialités de la côte nord-est (Sainte-Marie notamment), absolument délicieuses.

Il faut aussi goûter le gibier dans la région de Majunga, surtout la sarcelle.

- Les cuisines d'ailleurs : outre les plats malgaches, les restaurants dans les principales villes vous permettront de retrouver des saveurs bien connues.

 

La cuisine française est très répandue, souvent savoureuse et pas mal exécutée.

Avec le zébu, les gastronomes français ne seront pas déçus.

On trouve aussi quelques magrets, confits de canard, tournedos Rossini, mais aussi du foie gras malgache.

Les Réunionnais ont transmis à la grande île leurs excellents caris et rougail.
Pas mal de restos italiens dans les villes principales.
Mais on préférera souvent la cuisine de la communauté chinoise, bien établie dans l'île.

- Les en-cas : dans la rue, vous pourrez faire de bons petits repas à base de brochettes (masikita), de sambo (beignets de viande et de légumes), de manioc grillé, de yaourts et de galettes de farine de riz (mofo gasy).

- Tous les fruits et légumes : grâce au climat tempéré des hauts plateaux, tout ou presque pousse : carottes, choux, tomates, haricots, asperges…

En saison (de décembre à janvier environ), en dehors des ″classiques″ fruits tropicaux, vous pourrez vous régaler de pommes, poires, pêches, abricots et même de fraises.


- Épices et piments : si la cuisine malgache est assez parfumée grâce à l'utilisation des épices, gingembre, poivre, girofle, muscade … Elle est généralement peu relevée. On préférera servir à part le sakay (pâte de piment) ou les lasary, achards de mangue, citron ou carotte macérés dans du vinaigre ou de l'huile au curry pimenté.


 


 


Ranohira

 

Ranohira, petit village niché au pied du massif de l’Isalo.

 

 

C’est le pays des Bara, peuple semi-nomade qui parcourt, avec ses troupeaux de zébus, un fabuleux décor de western.

 

 

 

Le canyon des makis, près du village de Ranohira, un petit point d’eau sert

de prétexte où se rassemblent au quotidien une petite tribu de lémuriens
(visibles vers 4 h du matin et au coucher du soleil, vers 18 h).

 

 

Le massif de l’Isalo qui surgit sur 81.450 ha à une vingtaine de kms au Sud

de Ranohira, semble issu de la Science-fiction et dont il emprunte les formes hallucinantes et de hauts rochers, des grottes, des pics de grès et de granit animent

cette zone qui a l’apparence d’une cité fantôme.


 

Les murailles de cet immense massif ruiniforme font figure d’apparition au milieu du désert. De ces hauts rochers aux reliefs étranges, des canyons encaissés, des escarpements vertigineux et de cet incroyable silence se dégage une atmosphère d’une civilisation disparue, d’une cité ravinée par l’érosion et les éléments naturels. Dans ce site protégé, la faune vit librement, on peut y voir des lémuriens, lémur catta, reptiles endémiques et une flore très particulière avec des espèces également endémiques dont des baobabs nains. La marche à pied est le seul moyen de découvrir en profondeur l’Isalo avec comme but, les grottes dites de ″Tenika″ ou grottes des Portugais, ces grottes auraient été aménagées par des marins Portugais après leur naufrage sur l’île.

 

 

Au départ de Ranohira, (3 km. au Sud du village en voiture puis 3 km. de marche depuis le parking), une piscine naturelle offrira l’occasion de se baigner dans une eau cristalline, entourée de pandanus. Les rivières de l’Isalo, qui prennent leur source à plus de 1000 m. d’altitude offrent la possibilité de pratiquer le rafting et le canoë dans des conditions idéales.

 

Ilakaka et ses mines de pierres précieuses, si cette ville était autrefois un petit village isolé et tranquille, elle est aujourd’hui devenue un centre important de la région. C’est en effet la découverte en 1998 d’un énorme gisement de saphir qui a littéralement bouleversé la vie de cet endroit.

 

 

La population a augmenté très rapidement, cette ″fièvre bleue″ a attiré commerçants, travailleurs et a vu apparaître de nombreuses constructions de fortune et autres hôtels pour chercheurs de saphir. Un passage à Ilakaka est une curiosité, il permet d’observer les mines, la vie d’un village en pleine activité ou les nombreuses transactions

effectuées en pleine rue.