|

Encore énigmatique en dépit d’études ethnographiques, le peuplement de Madagascar résulte d’un métissage complexe où se retrouve la succession des immigrations connues depuis le Xème siècle et une origine duale-africaine (bantoue) et
asiatique
(Malayo-Indonésienne).
Les Européens n’aborderont pas l’île avant le XVIème siècle.
A Madagascar coexistent des groupes ethniques (ou socio-ethniques) aussi divers que Betsimisaraka, Antemore, Antefasy, Antesake, Antanosy (côte est), Mahafaly, Antandroy, Bara (sud), Sakalava, Antankarana, Tsimihety (ouest et nord), Betsileo, Sihanaka, Bezanazano, Tanala (hautes terres) ou Merina, groupe qui représente plus du quart de la population et a marqué l’histoire de l’île par son hégémonie.
La population étrangère dépasse de peu le million de personnes, (8% de la population globale) et comprend notamment des Comoriens, des Indiens (appelés "Karana"), des Français, des Chinois, des Mauriciens et des Syriens.
Plus peuplées que l’ouest et le sud, les régions centrales et orientales sont le prolongement naturel de l’installation des immigrés des siècles antérieurs qui débarquèrent sur la côte Est pour aller s’installer vers les Hautes-Terres.
Le culte des défunts
Différentes par leurs origines, les diverses ethnies qui composent Madagascar possèdent néanmoins une même et très forte croyance envers les ancêtres défunts. Bien que la croyance traditionnelle manifeste l'existence d'un seul Dieu omniprésent portant le nom de "Andriamanitra" (Le Seigneur Parfumé) ou de "Andriananahary" (le Seigneur Créateur) c'est plutôt vers les ancêtres défunts divinisés "Razana" que se portent les cultes. Le culte des ancêtres est une célébration de la vie car les défunts sont porteurs de pouvoirs et sont les défenseurs de la vie aussi bien sur terre que spirituelle. Le culte des ancêtres est révélé à travers des ordres sacrés qui dictent l'organisation politique, culturelle et médicale de la famille ou de la communauté. A chaque grande occasion de la vie, le "Razana" sera consulté et invoqué. Des animaux (poulets, zébus) ou des aliments (rhum, miel...) seront offerts en sacrifice.
La mort pour la religion traditionnelle malgache, représente le passage du rang d'être humain au rang de″Razana″. Trois cérémonies importantes accompagnent la mort, il s'agit des funérailles, du ″Famadihana″ (exhumation) et les sacrifices.
Le ″Famadihana″est réalisé dans plusieurs circonstances:
|
- dans le cas ou le défunt ne peut pas être mis directement dans le tombeau familial au moment du décès, ses proches devront le faire quelques années plus tard.
|
|
- Le ″Famadihana″ fait partie des obligations envers les défunts. On pense que le défunt a froid et qu'il faut changer son linceul. Cette cérémonie se fait suivant plusieurs rituels mais dans tous les cas dans une ambiance de fête et de réjouissance.
|
″Fady″ ou interdits sacrés
Ce sont en général des terrains ou forêts où il ne faut pas pénétrer, des paroles ou gestes à éviter dans certains lieux ou certaines circonstances, certains animaux à protéger, des couleurs ou aliments à proscrire dans certaines circonstances… 

|
|
 |
Madagascar est la quatrième île du monde appelée le sixième continent, à cheval
sur le tropique du capricorne.
Le pays compte 587.000 km². (France + Benelux) et 5.000 km de côtes avec 18.000.000 d’habitants.
Langues : malgache et français.
On distingue officiellement deux saisons climatiques, la saison sèche (incluant l’hiver austral), d’avril à octobre et la saison des pluies, de novembre à mars.
Comme Madagascar connaît presque tous les climats, imaginez la variété de la flore…90 % d’endémisme. De même pour la faune, avec 80 à 90 % d’endémisme.
La côte Est, caractérisée par la forêt tropicale, produisant le roi des arbres malgache, le ″Ravinala″, des palmiers de toutes sortes, des bambous, des bananiers, des fougères arborescentes, le palissandre, l’ébène, le bois de rose et l’acajou.
L’Ouest et le Sud, présentent plusieurs types de végétation aride, la forêt sèche et la savane. Il existe sept variétés de baobabs qui font littéralement autorité dans les paysages de l’Ouest, près de Morondava. Dans le grand Sud,c’est un paysage de plantes épineuses, comme les Didiéracées et Euphorbes ou les figuiers de Barbarie, on trouve aussi l’aloès, la pervenche de Madagascar et le sisal (agave d’origine mexicaine).
Les hautes terres, c’est le règne de la montagne pelée, où l’on trouve essentiellement du mimosa, du pin et des eucalyptus.
Le Nord, du côté de Nosy Be, là ou est exploité l’essence des fleurs d’Ylang-Ylang.
Le Menabe, dans le Sud-Ouest malgache, appelé, la côte du capricorne, est composé de savane herbeuse.

Dans le Menabe, on découvre aussi une ligne de magnifiques plages de sable blanc bordées de coraux. Cette province est aussi réputée pour les plus beaux spécimens de baobabs, la fameuse allée des baobabs avec ses ″Adansonia Grandidieri″ qui vous regardent du haut de 5.000 ans.

Tout l’ouest de Madagascar est peuplé de superbes baobabs, colosses au tronc ventru, pratiquement dépourvus de feuilles. Des chaînes de montagnes plantées de forêts sèches, des vastes savanes de ″Satrana″, espèce de palmier aux larges feuilles en éventail, des salines, des Tsingy (karsts calcaires au relief vertigineux) et mangroves (forêts tropicales aquatiques).


Au départ de l’aéroport de Monrondava une liaison reçoit des Boeing 737 comme six autres aéroports régionaux (Nosy-be, Majunga, Tulear, Tamatave, Sambava, Diego-suarez).
Une liaison quotidienne est assurée avec Antananarivo en 55 minutes.
Morondava, capitale économique et administrative, est un port crevettier
désigné par la commission de l’Océan Indien en zone pilote et pour devenir un grand centre touristique.



C’est aussi le pays des lémuriens, des papillons, des caméléons, des langoustes et des crevettes, surnommées ″ l’or rose″.

|